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Pour les pas vites!

Pour les pas vites!

Pro-hausse : voici tes arguments : «dans la vie, y’a rien de gratuit, pour avoir des services, faut payer, c’est comme ça partout». Et si «partout» se trompait! Et si partout justement, tu remarqueras que tout ne va pas très bien, que des gens comme toi qui ont de belles valeurs de travail et d’acharnement côtoient tous les jours des gens pauvres de portefeuille comme de l’esprit en passant que c’est carrément de leur faute et sans avoir la moindre compassion. Et si justement, les choses gratuites rendent les gens heureux et moins misérables, alors que payer rend les gens avares, jaloux, possessifs et belliqueux. Et si les impôts que nous payons sont détournés dans des contrats de construction trop chers, sans appels d’offres réels et que ces profits faramineux reviennent dans les caisses d’un parti qui se maintient au pouvoir par la manipulation médiatique et une population aussi cynique que blasée par ce système pourri. Et si les écosystèmes essentiels à la vie des humains sont menacés directement par les compagnies capitalistes qui favorisent l’exploitation des ressources minières et combustibles fossiles, ces mêmes ressources à la base même du système économique, bancaire et financier. Et si les gouvernements du monde nous font croire en une richesse fictive, celle du capital, alors que comme moi tu sais que la vraie richesse provient du travail, qu’il soit intellectuel ou manuel, et ce dans tous les domaines, surtout les domaines durables. Alors serais-tu en mesure de souhaiter un changement social ou bien continuerais-tu à croire que tout va bien, ou bien que tous les problèmes se régleront d’eux-mêmes sans que personne ne mette des bâtons dans les roues d’une machine méprisante et machiavélique?

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Publié par le 18 juin 2012 dans Grève étudiante

 

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Publié par le 11 juin 2012 dans Uncategorized

 

La nécessité du boycottage

La nécessité du boycottage

Cet article veut surtout clarifier l’apport positif que pourrait avoir la stratégie du boycott pour le bien du mouvement du printemps érable. On entend toutes sortes de craintes et d’énoncés par rapport au Grand Prix de F1 à Montréal ces temps-ci. Depuis le début de la grève aussi, on emploi le mot «boycott» en remplacement du mot «grève». Il m’apparaît dès lors inévitable de définir de façon circonscrite ce mot, d’élaborer quelque peu sur son efficacité historique et l’emploi que l’on pourrait en faire actuellement pour augmenter la pression sur les détenteurs du pouvoir et de l’argent ainsi que favoriser un changement de mœurs.

Je tiens d’abord à souligner que je n’ai pas amplement étudié le phénomène du boycott, mais je connaîs vaguement certaines de ses implications historiques et je suis de très (trop) près l’actualité depuis le début de la grève.

Le boycott se manifeste souvent à l’endroit de compagnie qui vendent en deçà du prix coûtant , ce qui menace les petites entreprises par l’appropriation progressive d’un monopole. Le boycott, bien qu’ayant parfois des objectifs économiques, ceux par qui il est perpétré ont davantage des objectifs politiques. Les américains s’insurgeaient en faisant le boycott du thé de la Compagnie des Indes orientales qui vendait leur thé en deça du prix coûtant. Il voulait avant tout éviter de payer toute forme de redevance sous forme de taxe au gouvernement britannique. La plus célèbre manifestation de ce boycott est le Boston Tea Party en 1773. Le boycott de consommateurs cible des entreprises pour des questions politiques, sociales, environnementales ou morales. Il ne cible pas des services publics comme l’éducation.

De plus, les étudiants en grève ont payé leur session et désirent la terminer, mais comme les Américains des treize colonies, ils veulent infléchir le pouvoir politique au-dessus d’eux pour des raisons de principes avant même les raisons économiques. Ils savent que les mesures établies ouvrent la porte à des mesures plus répressives. Les Américains en révolte croyaient fermement que le gouvernement britannique voulait les réduire en esclavage en révoquant les droits politiques et en imposant des taxes. Aujourd’hui, nous ne sommes pas plus loin de l’esclavage que les colons américains, mais nos droits ne sont pas plus garanties qu’ils l’étaient l’époque. Et l’esclavage économique, comme le croyaient les colons, est subtil et déguisé1. La gouvernement britannique comme québécois, se préoccupe davantage de son orgueil politique que des vraies raisons économiques, car faire la guerre aux étudiants sur une longue période, tout comme faire la guerre aux colons pendant 7 ans impliquent des coûts beaucoup plus considérables. Par contre, le boycott est un geste individuel de contestation qui s’exécute à l’échelle d’une communauté. Il n’est pas décidé de façon démocratique, mais plutôt fortement suggéré par des partisans aux membres, libres d’y participer. Et surtout, il vise le non-achat d’un produit, donc d’une marchandise. Mais l’éducation est un droit, comme le travail2.

Il est tout aussi difficile de faire cadrer le mouvement étudiant dans la définition d’une grève, qui s’applique d’abord et avant tout aux travailleurs salariés. Mais plusieurs raisons me font croire que le mouvement se rapproche davantage d’une grève que d’un boycott. La grève est décidée de façon concertée par les travailleurs, syndiqués ou non, et l’arrêt de travaille implique tout le groupe, sans quoi elle est sans effet. Les associations étudiantes jouent ce rôle. Espace démocratique où les étudiants débattent et décident des actions à prendre dans leurs intérêts, en tant que groupe particulier. La grève engage un rapport de force, d’abord économique pour forcer l’employeur à négocier et octroyer des avantages. Exactement comme le mouvement étudiant le prétend en obligeant la mobilisation policière et en forçant une reprise coûteuse. Lors de grèves historiques, certaines législations ont passées pour protéger le droit au travail, exactement comme la loi 78 le fait. Ces lois visent avant tout à détruire la légitimité démocratique d’une association de travailleur comme d’une association étudiante. Mais qu’il s’agisse d’un boycott ou d’une grève ou bien davantage d’un mouvement étudiant, il n,en n’est pas moins légitime3. Tant que le gouvernement s’entête à tuer le mouvement dans la force policière et la manipulation médiatique, il perd sa légitimité. Et contre un gouvernement illégitime, malheureusement, toutes les formes d’opposition deviennent valables.

Mais pour revenir au boycott, cet outil économique devient particulièrement essentiel dans notre société de consommation. Tout le monde sait quel pouvoir il a en tant que consommateur, peu de gens y croient, encore moins s’en prévalent. Les choix que nous faisons deviennent de plus en plus essentiels pour agir contre les abus de toutes sortes que nous dénonçons quotidiennement. Perturber la vie économique montréalaise au sens large, malheureusement, nuit au mouvement actuel. L’appareil médiatique est en cause dans cette guerre d’opinion, sans aucun doute, c’est pourquoi il convient de mieux choisir ses cibles et surtout de mieux définir l’action entreprise. Les «menaces» au Grand Prix de Montréal doivent être explicitées et argumentées. Le boycottage du Grand Prix s’avère justifiable dans le cadre ou Bernie Ecclestone quémande des subventions fédérales et provinciales tout en empochant des profits faramineux, il contribue l’adoration fétiche de la machine à explosion polluante et néfaste pour notre environnement et le sport professionnel où les salaires sont tout simplement aberrants attire l’attention cupide du citoyen moyen vers d’autres préoccupations tandis que les affaires politiques et sociales nous échappent4. Le boycottage d’Air Canada doit absolument devenir unanime, car c’est le parfait exemple de comportement à bannir. Augmentations de salaire aux patrons, coupures pour les employés et mépris perceptible dans une négociation inexistante5. Autant que le boycottage de Wal-Mart ou Couche-Tard pour leurs licenciements devant les tentatives de syndicalisation. Ces exemples sont des cibles exemplaires pour un boycottage efficace qui donnera du changement. Pourtant, nuire aux loisirs touristiques et estivaux de façon globale mine la recevabilité du mouvement parce que la population y perd aussi et la manipulation médiatique est plus facile à exercer. Le boycott doit être pratiqué en masse, de façon cernée, ainsi il représentera le refus d’un modèle. Je crois définitivement à l’action de masse, surtout par la force du nombre, mais les gens doivent marcher dans le même sens. Ce que tout le monde ou à-peu-près sait, peu de gens le mettent en pratique. Les boycottages doivent devenir officiels et organisés. Ils sont d’abord pacifiques et légaux, et nul ne peut m’obliger d’acheter où je ne veux pas. Évidemment, si la conscience du consommateur se développe, chaque achat deviendra politique.

Je crois que le boycottage, officiel peut s’avérer un fort moyen de pression. L’intérêt et l’indignation nés de ce mouvement doivent être canalisés. Rejetons le consumérisme. Achetons local, bio, écolo. Il suffit de regarder les étiquettes comme nous le faisons pour les lipides et glucides. Il faut également se poser des questions essentielles à savoir si nous cédons à la pression des pairs ou bien si nous achetons ce produit par véritable besoin. Bientôt, ce mouvement gagnera même votre postulation pour votre prochain emploi. Suis-je en accord avec la philosophie d’une entreprise pétrolière ou bien d’une multinationale dont la production manufacturière est en Asie et exploite les travailleurs? Toute la vie montréalaise n’a pas à payer le prix de nos luttes. Encourageons la vie culturelle locale si le promoteur du festival ou le tenancier de bar mène ses activités dans le respect de nos valeurs progressistes et environnementales. Boycottons un événement ou une entreprise ciblée pour les mêmes raisons et nous développerons notre esprit solidaire à la mesure du monde de demain.

Sources:

1Bernard Bailyn, The Ideological Origins of the American Revolution, Enlarged Edition., Belknap Press of Harvard University Press, 1992.

2Berthold Goldman, « BOYCOTTAGE », Universalis.

3Hélène Sinay, « GRÈVE », Universalis.

4Martin Leclerc, « Qu’aurait fait Ecclestone à la tête du mouvement étudiant?  |  Le blogue sportif | Radio-Canada.ca », http://blogues.radio-canada.ca/bloguesportif/2012/05/11/quaurait-fait-ecclestone-a-la-tete-du-mouvement-etudiant/.

5« Air Canada: gros gain pour les patrons | Martin Vallières | Transports », La Presse, http://affaires.lapresse.ca/economie/transports/201205/07/01-4522989-air-canada-gros-gain-pour-les-patrons.php.

 
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Publié par le 5 juin 2012 dans Grève étudiante

 

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Les Historiens contre la hausse

Allez lire (et regarder) tout ce qui se dit sur la grève étudiante et l’historique du mouvement sur histoireengagee.ca Ce sont des formidables articles, plus que de simples prises de positions idéologiques, ces études démontrent clairement l’importance historique des grèves étudiantes!!!!!!!!!!!!!

 
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Publié par le 2 avril 2012 dans Uncategorized

 

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L’enseignement de l’histoire au XXIe siècle: moyens et eujeux!

Je veux vous mettre la puce à l’oreille concernant un débat important dont vous avez certainement entendu parler récemment. Il s’agit de celui sur l’enseignement de l’histoire et des orientations de recherche des historiens par rapport aux nécessités politiques et culturelles du Québec.

Voici un lien vous permettant de vous mettre à jour sur ce débat qui se déroule dans tous les médias, y compris Internet. Voici également un organisme qui appuie activement l’enseignement de l’histoire et désire en changer les paramètres, il s’agit de la Coalition pour l’histoire.

Je crois que l’enseignement de l’histoire peut bénéficier de l’approche des humanités numériques. Le WEB et les outils informatiques peuvent apporter une plus-value à cette discipline à tous les niveaux de scolarisation. Cette approche constitue évidemment une partie de la réponse au problème de l’intérêt peu manifeste des Québécois(es) pour l’histoire. Un enseignement plus dynamique, plus axé sur la pratique historienne et la recherche aura sans doute un effet positif sur l’engouement des élèves, mais aussi sur l’inculcation des connaissances de base qui leur permettraient d’avoir une perspective historique utile quand vient le temps d’appréhender le monde moderne et ses difficultés. Le débat sur le mouvement étudiant et le nouveau «printemps québécois» gagnerait en profondeur si les acteurs principaux connaissaient les fondements idéologiques à la base de la société libérale actuelle. Ce jeudi, les étudiants organisent une «grande mascarade» alors qu’il s’agit en fait d’un charivari, moyen de contestation populaire très utilisé à l’époque des patriotes pour forcer la démission des juges de paix et officiers canadiens toujours fidèles au gouvernement britannique. Cette dimension historique n’a pas été abordé dans les médias. Elle aurait pourtant donné de la légitimité à la démonstration. D’ailleurs, le qualificatif «printemps», dont certains chroniqueurs d’une radio mauricienne croient qu’il s’agit d’une référence directe et unique au printemps arabe de 2011, s’est accolé à bien des manifestations historiques d’un éveil politique, social et culturel, qu’on pense à Prague en 1968 ou à l’Europe en 1848. Mais revenons donc à cette pratique de l’enseignement de l’histoire.

J’ai personnellement eu la chance de suivre un cours avec monsieur Gilles Laporte sur l’histoire des patriotes ici à l’UQAM. Ce professeur engagé et patriote de l’année en 2010 utilise activement les possibilités des humanités numériques dans ses cours, et par expérience personnelle, je peux vous dire que cela les rend passionnants. Il utilise la technologie à sa disposition, tel l’outil cartographique Google Earth, pour faire de son cours une réalité virtuelle qui s’apparente aux meilleurs films historiques. Gilles Laporte tient également un site très actif où l’on peut accéder à des archives en ligne, les évènements reliés aux patriotes ou aux loyaux dans la plus grande exhaustivité, et une foule d’autres informations.

Si vous voulez entendre l’opinion de Gilles Laporte sur l’enseignement de l’histoire 1 an avant le débat actuel: Entrevue avec Gilles Laporte avec Benoît Dutrizac au 98,5 FM

Concernant l’importance de l’histoire, des historiens et de leur rôle dans les débats de société actuels, voici deux sites, l’un en français et l’autre en anglais qui supportent activement la participation des historiens et la valorisation de leurs recherches dans la sphère publique. Je vous invite à aller lire le manifeste dans la section «à propos – pour une histoire engagée».  Il y a également plusieurs articles fort intéressants sur le devenir de la profession historienne. Il m’apparaît évident que tout historien ou professeur d’histoire, futur ou actuel doit prendre position!

Alex Giroux

Sources = les liens de l’article!

 

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Le libéralisme

Si t’es contre les grèves, t’es un libéral, si t’es un libéral, c’est que t’es corrompu.

Pas corrompu au sens où tu reçois et donnes des enveloppes brunes, mais corrompu dans tes valeurs qui sont «libérales» en opposition à «humanistes». Pour toi, ta méritocratie, c’est «botte-toi l’cul et travaille et tu réussiras», mais pour lui à qui on n’a jamais dit que l’éducation c’était important, à qui on a toujours dit qu’avoir de l’argent et des possessions c’est l’ultime moyen d’accès au bonheur et qu’il n’est pas capable d’en amasser des richesses, ni même de critiquer la répartition inégalitaire des ressources, la gratuité scolaire c’est son espoir, le sentiment d’impuissance, sa réalité!

De ce sentiment d’impuissance et d’inégalité systémique découle quoi selon vous : bingo, la criminalité! La criminalité c’est le manque de morale qui pousse des individus à obtenir ce qu’ils croient être le bonheur (argent, pouvoir, richesse) au détriment du civisme et de la liberté des autres. Qu’est-ce qu’on fait de ces individus? On les stigmatise, car ils nuisent aux intérêts libéraux, c’est-à-dire l’accumulation de capital via un système économique forcément inégalitaire, mais légalisé par notre manque de volonté et d’éducation.

Manque de volonté dis-je? Pas le manque de volonté de travailler honnêtement pour gagner sa vie, mais le manque de volonté de serrer les coudes quand vient le temps de dénoncer les injustices flagrantes au quotidien. Manque de volonté de dire «non» à la guerre, à la destruction de l’environnement et à l’endettement en ne faisant pas front commun. Pour une fois qu’une cause juste semble soulever l’opinion publique, ne vous laissez pas berner par les impératifs budgétaires, le progrès c’est la gratuité scolaire.

P.S. L’endettement ne devrait pas nous contraindre en tant que nation. Les seules vraies richesses sont la force de travail et la technologie (donc le savoir qui les développe). Une dette est contractée envers une banque qui fabrique une monnaie factice, une devise, à partir de rien du tout. Soyez-en conscient avant de piler sur vos vraies valeurs!

 
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Publié par le 24 mars 2012 dans Grève étudiante

 

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Iphone et le tourisme historique

Aperçu d'Historypin sur Iphone 

Depuis quelques années, une foule d’organismes permettent de découvrir les grandes villes du monde d’une autre façon grâce à des applications, souvent gratuites, pour les téléphones intelligents. Ces applications ont toutes en commun de fournir une large collection de photos historiques, des données sur le lieu et la date de la prise et de retracer, grâce à votre GPS intégré, quelques photos à proximité de vous. Les autres options sont la superposition des photos historiques sur le paysage actuel grâce à la caméra et les cartes à épingles. Les termes permettant de définir ces technologies sont géolocalisation et réalité augmentée.
Il existe deux grandes catégories pour ces projets, les projets
crowdsourced comme Historypin et WhatWasThere et ceux mettant en valeur des collections et archives privées. Ces derniers se concentrent généralement sur une seule ville, par exemple Cleveland, Philadelphie, Montréal, Toronto, Paris, Metz, Nantes, Londres et sont générés par un organisme comme un centre de recherche, un musée ou un centre d’archives.
Ces applications permettent d’allier la technologie et l’étude de l’histoire. Plusieurs objectifs sont visés par les promoteurs. Les sites globaux veulent réunir une histoire photographique mondiale et faire participer les individus à la construction de ce patrimoine. Les musées veulent faire découvrir leur collection et sa valeur, pour éventuellement amener le visiteur à l’intérieur de ses murs. Mais plusieurs projets, bien documentés et très professionnels (Cleveland historical et PhillyHistory.org) vont susciter plus que la curiosité, mais également favoriser la compréhension du passé de la ville.
Les projets constituent une nouvelle approche du tourisme qui favorise la découverte d’une autre facette des villes au moment même où elle est appréhendée. Un tourisme historique autogéré qui permet de renouveler le rapport au passé architectural et urbain. Il faudra bien sûr s’assurer de trouver le meilleur outil avant la visite de chaque ville. Ainsi, plus de gens pourront être amenés à s’intéresser à l’histoire.
Sans avoir moi-même essayé toutes ces applications, elles permettent de s’interroger sur la formule la plus efficace pour la pertinence des archives ainsi consultées. En visitant les sites de Historypin et WhatWasThere, on s’aperçoit rapidement que l’information est lacunaire sur les évènements et l’histoire. Les photos ne sont pas mises en contexte à tout coup. Tandis que les concepteurs de Cleveland historical nous font des Tours très détaillés rendant une interprétation d’une réalité historique, exemple : L’immigration irlandaise.
Il est à noter que les projets plus locaux et mieux à même de répondre aux interrogations des visiteurs vont peut-être nuire à la mission globale que se donnent Historypin et WhatWasThere. Les gens auront tendance à aller directement vers les sources les plus riches, délaissant les autres projets.
Pour Montréal, la toute nouvelle application Musée Urbain Montréal est toujours la plus intéressante d’entre toutes les applications du genre. La collection de 150 photos provenant des archives Notman du Musée McCord est sélectionnée à travers 1,3 million de photos. Il s’agit d’un nombre restreint quand on compare à la quantité de photos sur New York, Londres ou Paris avec d’autres applications, mais Musée Urbain MTL s’avère plus avantageuse pour cette ville qu’Historypin ou Whatwasthere avec leurs quelques dizaines de photos peu commentées.
Il faut tout de même souligner l’incroyable contribution de ces applications pour le tourisme historique. La possession d’un petit appareil électronique peut se révéler être une source inédite d’érudition et de divertissement. Naturellement, pour quiconque désire contribuer du fruit de ses recherches grâce à un corpus de photos commentées, Historypin et WhatWasThere sont des outils faciles à utiliser comparativement à la création de son propre projet.

Alex Giroux

Sources:

http://www.apple.com/itunes/

http://www.mononews.ca/nouvelles/1517/musee-urbain-mtl-une-application-avant-gardiste-du-musee-mccord-pour-decouvrir-le-montreal-dhier-et-daujourdhui-de-facon-techno

 

 
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Publié par le 19 mars 2012 dans Histoire numérique

 

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