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Un pan de la grogne mondiale!

Ce soir, j’ai regardé partiellement le reportage sur la rencontre de certains chefs autochtones avec les (Hum Hum!) représentants de la nation canadienne et du gouvernement de Sa Majesté la reine. J’ai regardé l’entrevue avec une madame et un monsieur anthropologue (désolé de ne pas avoir remarqué les noms pour vous, chers lecteurs, si c’est vraiment important pour vous, voici l’adresse du reportage en ligne). Je ne pouvais m’empêcher d’écrire sur ce sujet, car comme tant d’autres, il m’a fait réfléchir. Cette fois, exceptionnellement, cette réflexion se produisit à l’extérieur d’une bulle de procrastination.

J’y ai découvert le profond émoi que cause cette solidarité soudaine chez les personnes intéressées par la question autochtone, mais aussi par le ton et les commentaires des interviewés, toute personne intéressée par la question de l’environnement, des droits humains, de la grogne montante à l’endroit des dirigeants castrés et incapables. Forts réalistes selon moi, les deux témoins experts exprimaient leur prudence face à la rencontre qui a eu lieu pour amorcer un dialogue. L’anthropologue était particulièrement émotif en soutenant que les belles promesses que peuvent faire les politiciens dans ces cas ne mènent à rien de concret, sauf le recul, et qu’il fallait absolument que le mouvement populaire continue et même s’intensifie. Il n’y a rien de banal là-dedans.

Les Amérindiens ont longtemps été floués par le jeu politique, nombre de traités et pactes ont été par la suite violés dans l’histoire de leurs contacts avec la population blanche venue d’Europe pour prendre leur terre. Mais ce mouvement coïncide particulièrement avec les derniers grands mouvements de contestation en occident, dont celui du Printemps érable et d’Occupy. Si les carrés rouges ont remporté une victoire, c’est qu’il ont maintenu constamment une pression, même si les pourparlers s’engageaient. Ce que veut faire Harper, et ce que voulait le gouvernement libéral de Charest, ce n’est pas négocier de bonne foi, ils ont pris une décision et autant que possible, n’entendent pas y revenir, ils veulent que nous rentions chez nous! Et ça, les autochtones du Canada l’ont compris, ils ont aussi compris que jamais une telle solidarité entre eux ne s’est produite et que pour une fois, le rapport de force peut changer. Je vous invite donc à aller sur leur site, vous verrez entre autres que l’ASSÉ les appuie.

Pour ma part de philosophie, ma solution (très critiquable) serait de donner un veto dans les assemblées législatives provinciales et fédérales aux communautés autochtones lorsque des décisions les concernent, c.-à-d. qu’elles touchent leur territoire, ou leurs intérêts. Ce serait la moindre des choses que de les considérer comme des peuples autonomes à part entière. D’autre part, cessons d’avoir peur d’eux et luttons ensemble pour nos ressemblances plutôt que de buter sur nos différences. Les gouvernements ont peur de considérer pleinement leur volonté, mais une fois le respect mutuel établit et les balises de nos ambitions clarifiées, pourquoi craindre leur volonté. Nous craignons que ce que nous ne connaissons pas.

 
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Publié par le 11 janvier 2013 dans Uncategorized

 

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